Avoir le cafard


« L’amour se divorce à l’amiable » chantait Claude Nougaro dans « La statue de l’homme ». Alors, vous avez pris la décision de divorcer de cette façon. Même si en France, le divorce est un phénomène de société de plus en plus courant ( de l’ordre de 120.000 par an pour 256.000 mariages en 2009 qui seront la principale cause des prochains divorces ), la plupart des personnes se trouvent déstabilisées et mal informées pour faire face à cette épreuve toujours difficile.

Même si vous avez décidé de régler les effets votre divorce à l’amiable, les frais d’avocats ne sont pas négligeables et les conséquences financières (versement d’une indemnité compensatrice et/ou d’une pension alimentaire, partage des biens immobiliers, du mobilier meublant, des soldes des comptes bancaires, etc.) peuvent être très lourdes et provoquer une situation de surendettement. Et là, pour essayer de dédramatiser, vous pensez aux paroles de Patrick Sebastien : «Avant d’entreprendre de se marier, on devrait exiger le devis du divorce».

Tous ces problèmes vous dépassent et vous « avez le cafard ».

D’où vient exactement cette expression ?

A l’origine, le mot cafard n’a rien à voir avec l’insecte vieux de 400 millions d’années -passé de l’ordre des Dictyoptères à celui des Blattoptères- encore appelé blatte ou cancrelat. Il provient du mot arable « Kâfir » qui signifie « incroyant » ou converti à une autre religion. Au moyen âge en France, par glissement de sens, il désignera un « faux dévot » ( le dévot étant celui qui est attaché aux pratiques religieuses ), autrement dit un hypocrite. Le terme « bigot » qui s’applique à une personne affichant une religiosité affecté, voire hypocrite, en deviendra presque synonyme. Par extension, un cafard sera celui qui dénonce hypocritement, qui « cafarde » …

Il n’est pas impossible donc que le nom de cafard -issu de Kâfir- ait été donné en France à cet insecte lucifuge marron ou noir qui grouille dans les endroits sombres en référence au bigot, ce faux dévot habillé de noir qui vit dans la pénombre des églises et qui fait ses coups en cachette. C’est un juste retour des choses puisque la blattella germanica qui squatte nos demeures est originaire d’Afrique du Nord.

Plus récemment, Charles Baudelaire utilise le terme de « cafard » au sens figuré dans le poème « La destruction » ( CIX ) intégré dans son recueil « Les Fleurs du Mal » publié le 23 juin 1857 où, parlant du démon :

« Parfois il prend, sachant mon grand amour de l’Art,
« La forme de la plus séduisante des femmes,
« Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
« Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes. »

Avec « Spleen » ( LXXV, LXXVI, LXXVII & LXXVIII ) où le poète cède encore à la tentation diabolique du désespoir, il donnera à l’expression son sens actuel de profonde mélancolie, de dépression.

Maurice Rat, auteur du Dictionnaire des expressions et locutions traditionnelles, publié en 1957, a donc situé, par erreur, l’origine de cette expression au sein des troupes d’Afrique ( on y revient ) et, en particulier, de la Légion étrangère. A moins, que, dans son esprit, « avoir le cafard » signifiait en réalité avoir une légion d’idées noires en rapport avec ces colonies d’insectes innombrables aux capacités de reproduction inimaginables ( une femelle, qui emmagasine la semence du mâle pour s’en passer en tant que besoin le reste de sa vie, pond de 30 à 40 œuf dans une « oothèque » au rythme d’une par mois … ).

Quoi qu’il en soit, c’est tout à fait votre état d’âme, car vous vous demandez comment affronter toutes ces dépenses liées à votre divorce sans tomber dans le surendettement.

Vous avez tout intérêt à contacter un courtier spécialisé dans le rachat de crédits. Vous aurez un large choix sur Internet, mais il vous faudra trier le bon grain de l’ivraie ( les pseudos sites « comparateurs » et tous ceux qui ne sont pas édités par de véritables intermédiaires en opérations de banque dont la profession est régie par Le Code Monétaire et Financier ) et, pour cela, consulter les « Mentions légales » des sites. Cet expert que vous aurez ainsi sélectionné vous expliquera qu’il existe des formules de rachat de crédit divorce pour propriétaires comme vous et d’autres pour ceux qui ne le sont pas. Qu’il s’agisse d’un rachat de prêt immobilier ou d’un regroupement de crédits à la consommation, le réaménagement de crédits « divorce » est la solution pour restructurer vos finances et vous permettre de régler les conséquences financières de votre divorce.

Vous êtes propriétaire de votre maison et vous désirez la conserver. Pour cela, vous devez racheter la part de votre ex femme et donc lui payer une soulte. Le courtier va vous proposer de regrouper tous vos crédits en un seul prêt dit « de substitution » en y ajoutant le financement de la soulte ainsi que l’ensemble des dépenses liées au divorce, telles la prestation compensatoire s’il y en a une (il faut savoir que les prestations compensatoires sont payées à 98 % par l’époux, et seulement 2 % par l’épouse ) et la part des frais d’avocat à votre charge. En contrepartie d’un allongement de la durée d’amortissement, la mensualité globale de ce prêt sera diminuée et compensera la baisse de votre niveau de vie liée à la rupture de la vie commune de sorte à ce que vous restiez à l’intérieur du taux d’effort normatif pour éviter un endettement excessif.

Cette restructuration financière va vous simplifier la vie et vous allez pouvoir envisager l’avenir beaucoup plus calmement et positivement.

Finies les idées noires, vous « n’aurez plus le cafard » grâce au rachat de crédits !

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